Il s’agit d’un organisme de petite taille, non visible à l’œil nu, de la famille des acariens : c’est le sarcopte.

Transmission

La gale se présente sous trois formes différentes

La gale du sujet propre (gale commune, la plus fréquemment rencontrée)

La gale diffuse

La gale croûteuse

C’est l’expérience du dermatologue qui permettra le diagnostic de ces formes, en s’aidant parfois de la dermoscopie qui peut montrer de rares parasites.

Chez le nourrisson, ce n’est pas le prurit , mais la présence de vésicules, ou de micronodules au niveau des plantes des pieds ou des plis axillaires ou inguinaux qui doivent faire porter le diagnostic de gale.

Devant un prurit nocturne qui touche plusieurs personnes de la même famille ou du même groupe : Il faut penser en premier à la gale.

Il n’existe aucun examen sanguin permettant d’assurer le diagnostic. Cette forme est contagieuse pour les gens en contact étroit avec le patient (conjoints dormant dans le même lit).

Dans ces formes, le traitement de toute la famille doit être réalisé de façon simultanée. Il sera toujours associé à une désinfection de la literie et du linge porté dans les 8 jours précédant le traitement.

Comment traiter ?

Un traitement oral et traitement local avec en parallèle un traitement désinfectant de l’environnement.

Le traitement oral (médicament par la bouche)

L’Ivermectine (Stromectol°) produit commercialisé et disponible dans les pharmacies sur prescription médicale (dose suivant le poids du patient).

10 à 12 jours après : renouveler la prise du Stromectol® et suivre à nouveau les recommandations.

Le traitement local

Parallèlement à la prise du traitement, il faut désinfecter l’environnement le jour du traitement (oral + local) :

Désinfecter en pulvérisant la literie et les couvertures avec un antiparasitaire en aérosol, mettre des draps propres. Penser à retourner le matelas des jeunes enfants après traitement. Pour le linge porté dans les 8 jours précédents :

Lavage à 60° ou antiparasitaire dans un sac plastique pendant au moins 3 h pour les vêtements ne pouvant être lavés à 60°.

Penser à utiliser le spray antiparasitaire pour les canapés, les sièges de voiture et les sièges bébés.

Conseils d’utilisation :

Toute la famille, y compris les personnes asymptomatiques, doit être traitée le même jour. 

Il existe aussi deux traitements locaux disponibles dans les pharmacies des hôpitaux sur prescription et nécessitant en parallèle un traitement désinfectant de l’environnement.

Penser à prévenir les proches chez qui on a pu aller dormir, les petits copains ou copines des adolescents et leur famille, si l’on veut éviter une recontamination et avoir à refaire tout le traitement.

Interview du Dr Fabien Guibal au sujet de la gale

LE VIH (Sida)

Le VIH est le virus responsable du Sida (Syndrome d’Immuno Déficience humaine Acquise).

Les personnes infectées sont dites séropositives.

180 000 : nombre estimé de personnes infectées dont 20 à 30 000 ignorent leur séropositivité.

Un seul contact sexuel ou par le sang peut être contaminant.

SIGNES POSSIBLES

Il n’y a pas nécessairement de signes extérieurs visibles. Le seul moyen de le savoir est de se soumettre à une prise de sang en vue d’un dépistage.

Protection

Préservatif masculin

Préservatif féminin

 

Le préservatif

Pour prévenir les IST, il est recommandé d’avoir une bonne hygiène intime quotidienne et de se protéger.

La seule solution efficace de protection reste l’utilisation systématique du préservatif. Il peut être masculin ou féminin. Il existe également des digues dentaires (feuilles de latex), pour se protéger lors de pratique du sexe oral, lors de relations ne pouvant être protégées par un préservatif.

Le préservatif est indispensable, à la fois pour se protéger et protéger l’autre, pour chaque rapport sexuel avec des partenaires dont on ne connait pas le statut en termes de contamination par le VIH ou les autres IST.

Il est très simple de s’en procurer, ils peuvent être achetés en pharmacie, supermarché, sex-shops, distributeurs … ou obtenus gratuitement dans la plupart des hôpitaux, cliniques, centres de dépistages, plannings familiaux, MJC, associations de lutte contre le SIDA… Pour un maximum de précaution, il faut se faire dépister de manière régulière lorsque l’on a plusieurs partenaires et à chaque fois que l’on souhaite arrêter le préservatif avec un nouveau partenaire régulier, et d’utiliser un préservatif si des rapports sexuels ont lieu avec d’autres partenaires.

La PrEP 

La PrEP est un outil de prévention du VIH qui peut être utilisé par les personnes séronégatives pour prévenir une infection au VIH. Comme son nom l’indique, il est utilisé avant une exposition potentielle ou avérée au VIH.

A qui est destinée la PrEP ?

La PrEP peut être utilisée par les hommes et les femmes transgenres séronégatifs qui estiment avoir un risque élevé d’acquisition du VIH, et qui souhaitent renforcer leur protection contre le VIH (préservatif et PrEP) ou n’utilisent pas ou peu le préservatif pour des raisons diverses. C’est aussi un outil de prévention adapté pour les couples sérodifférents dont la personne vivant avec le VIH n’a pas une charge virale indétectable.
La PrEP peut être particulièrement indiquée pour :

-Les hommes homosexuels et bisexuels et les travailleurs/euses du sexe
-Les personnes ayant contracté plusieurs IST dans les derniers mois
-Les personnes ayant eu plusieurs fois recours au TROD

-Les personnes consommant des substances psycho actives lors de relations sexuelles

De quoi protège la PrEP ?

La PrEP réduit uniquement les risques d’acquisition du VIH.

Elle n’évite pas la transmission des autres IST.

Toutefois elle en améliore la détection et le traitement car les utilisateurs de la PrEP sont invités à procéder à un dépistage IST tous les 3 mois.

Elle n’est pas contraceptive.

Qui prescrit la PrEP ?

Le Dermatologue-Vénéréologue est habilité à prescrire la PrEP ainsi que tout médecin qui accepte de prescrire le Truvada dans l’objectif de réduire le risque de transmission du VIH.

Plus d’infos sur la PrEP ici

TRANSMISSION

Le virus VIH se transmet par voie sexuelle ou voie sanguine.

  • Rapports sexuels non protégés par un préservatif lors de pénétration vaginale, anale ou buccale (y compris la fellation).

A savoir : Il y a risque contaminant même sans éjaculation.

  • Contact avec du sang contaminé lors de partage de matériel d’injection ou en cas d’accident d’exposition (surtout pour les personnels soignants).
  • Transmission de la mère à l’enfant en cas d’absence de traitement de la mère, ou pendant l’allaitement. Ce type de transmission quasi nul en France du fait de la mise en place d’un traitement.

Conduite à tenir après risque contaminant

En cas de rapport à risque, il faut consulter un médecin le plus rapidement possible.

Le Dermatologue-Vénéréologue est le spécialiste qualifié en infections sexuellement transmissibles (IST). Vous pouvez aussi consulter votre médecin traitant, le médecin sur le lieu de vacances, un urgentiste, un médecin d’un centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic (CeGIDD), un service hospitalier …

Le VIH met moins de quatre heures à pénétrer dans les premières cellules immunitaires.

Par conséquent il faut consulter idéalement avant la quatrième heure qui suit le rapport à risque.

La limite horaire à ne pas dépasser est estimée à 48h après le rapport à risque. Cette consultation en urgence évaluera la réalité et la gravité du risque. Une sérologie témoin sera pratiquée puis le traitement post exposition (TPE) sera fourni si nécessaire par le médecin référent. Toute personne peut bénéficier du traitement, même les mineurs sans accord parental. Ce traitement est pris en charge par l’assurance maladie.

Des tests sanguins de dépistage sont nécessaires dans les cinq mois qui suivent l’arrêt du traitement. Un premier test est effectué à trois mois.

Il n’est possible de confirmer ou d’infirmer la séropositivité que cinq à six mois après le rapport à risque.

Attention, le TPE ne doit pas se substituer à l’utilisation du préservatif.

DIAGNOSTIC

Le dépistage se fait par une prise de sang.

Il existe deux sortes de tests de dépistage :

  • Prise de sang classique. Ce test de dépistage peut être fait dans les laboratoires d’analyse médicale, les Centres Gratuits d’information, de Dépistage et de Diagnostic (CeGIDD), fusion des anciens centres de dépistage anonyme et gratuit (CDAG) et centres d’information, de dépistage et de diagnostic des infections sexuellement transmissibles (CIDDIST). Elle peut être prescrite par son médecin généraliste ou son dermatologue. Ils sont fiables en l’absence de prise de risque sexuel dans les 6 semaines qui ont précédé la date du test.
  • Tests Rapides d’Orientation Diagnostic (TROD). Ce sont des tests par piqûre au bout du doigt ou prélèvement salivaire. Ils ne peuvent être fiables qu’en l’absence de prise de risque sexuelle dans les 12 semaines qui ont précédé la date du test.

TRAITEMENTS

On dispose aujourd’hui de traitements puissants et bien tolérés, qui font diminuer le nombre de particules virales mais sans éradiquer le virus définitivement, de plus en plus souvent ils se prennent en une seule prise par jour de 1 à 3 comprimés.

Avec la diversité de molécules disponibles, on parvient à trouver le traitement adapté pour chaque patient.

Des études sont toujours en cours pour trouver un vaccin contre le VIH. Il s’agit toutefois de recherches complexes.

MSTRisk et MSTprevention :

Pour sensibiliser le grand public et les jeunes en particulier, le SNDV a mis en place en 2016,
deux outils d’information :

Une application gratuite « MSTRisk », disponible sur l’App store et Google play, qui aborde les IST de manière très graphique et pédagogique par le biais des symptômes, ce qui est innovant en la matière.

La création d’un site « MSTprevention.com » qui présente, dans un langage accessible à tous, les différentes IST, les modes de transmission, les symptômes et les traitements. Chacun de ces outils renvoie sur l’annuaire des dermatologues par localité.

Il existe plusieurs types de poux : de tête, de corps, pubiens. Les plus répandus sont les poux de tête.

En recrudescence, ces poux font aussi leur rentrée après les grandes vacances et ce n’est pas par manque d’hygiène. C’est surtout lié à la vie en collectivité et aussi souvent au découragement des parents face aux récidives des contaminations de leurs enfants. Cela contribue à la diffusion de ce parasite source de démangeaisons et, même avec une hygiène irréprochable, aucune tête n’est à l’abri des poux, enfants, adolescents, adultes, tout le monde peut être touché. 

Il est certain qu’il est souvent très difficile de traiter simultanément tous les contaminés dans le cadre scolaire.  Le mode de transmission est le contact des chevelures mais aussi avec les vêtements (chapeaux, capuches etc.), les oreillers et la literie. Les résistances à certains traitements ont commencé à apparaitre il y a quelques années.

Il faut donc apprendre à les détecter précocement et à être alerté par les signes de démangeaisons chez les enfants notamment de la région postérieure des cheveux. C’est pourquoi il faut examiner régulièrement leur chevelure. Les adultes peuvent aussi être atteints, que les cheveux soient courts ou longs.

C’est quoi un pou ?

C’est un petit  insecte brun qui vit au dépend de son hôte (personne sur laquelle il vit) aussi bien pour l’habitation que la nourriture.  Il se reproduit rapidement avec un cycle de 10 jours et pond des larves, les lentes qui sont accrochées fermement au niveau des cheveux et ont un aspect grisâtre. A ne pas confondre avec les pellicules qui se détachent  facilement des cheveux. Il faudra donc traiter pour éliminer à la fois les poux adultes et les lentes.

Les poux de tête à la différence des poux de corps ne transmettent pas de maladie.

Comment faut-il traiter ?

Le traitement des poux (ou pédiculose), se fait par application locale sous forme de lotion ou shampooing, contenant du  malathion ou des dérivés des pyréthrines. Le traitement doit être répété à 10 jours d’intervalle.

La lutte contre les lentes :

Différents produits existent en pharmacie dont les plus récents permettent de colorer les lentes. L’utilisation du bon vieux peigne à poux est indispensable, des produits huileux à base de silicone ou des gels spécifiques permettent de faciliter l’élimination des lentes.

Ce qu’il faut faire

Bien traiter l’ensemble des personnes susceptibles d’être atteintes.

Laver le linge en contact à plus de 50 degrés, ne pas oublier les doudous.

En cas d’échec des différents traitements, il faut consulter votre dermatologue qui vous apportera les conseils nécessaires et pourra vous prescrire des traitements plus adaptés.

Contrairement aux idées reçues, cela n’empêche pas la contamination :

Ce qu’il ne faut surtout pas faire :

Il existe d’autres types de poux

-Les poux de corps affectent le plus souvent des personnes en précarité, par défaut d’hygiène. Ils peuvent transmettre d’autres maladies comme le typhus. Ils sont sources de démangeaisons intenses entraînant des lésions au niveau de la peau pouvant s’infecter.

Les poux pubiens, ou phtiriase, s’attrapent le plus souvent par contact sexuel et sont considérés comme une IST. Ils s’attrapent même en utilisant des préservatifs, par contact au niveau des poils pubiens. En cas d’infection, un bilan IST est nécessaire.

Les traitements à appliquer sont identiques à ceux des poux de tête.

L’hidradénite suppurée HS est une maladie chronique inflammatoire, évoluant par poussées ayant la même fréquence que le psoriasis. La présentation clinique est particulière : nodules douloureux, abcès, cicatrices, siégeant plus spécifiquement dans la région des aisselles, la région génitale et péri-anale, la région sous-mammaire.

Les facteurs de risque : génétique, obésité, indice de masse corporelle élevé, sexe.

A savoir : 70 à 80% de patients atteints par la maladie de Verneuil sont fumeurs ou respirant la fumée de tabac.

Toutefois l’arrêt du tabac n’entraîne pas forcément d’amélioration de la maladie de Verneuil, mais le stress lié à la maladie peut augmenter la fréquence de consommation de tabac.

Le tabac n’est donc pas un facteur de risque à proprement parler (contrairement à l’obésité).

Il existe une association entre tabac et Verneuil, mais pas de relation de cause à effet.

La maladie apparait vers l’âge de 20 ans (puberté), elle se présente sous forme de nodules localisés au niveau des régions riches en glandes apocrines.

Les comorbidités associées sont : MICI, SPA, cancers cutanés, pyoderma gangrenosum

Prévalence 1 à 4% – Ratio : 3 FEMMES /1 HOMME

Il y a 3 fois plus de femmes atteintes que d’hommes et leurs cas sont plus sévères.

Force est de constater que cette maladie touche davantage la femme que l’homme, et leur situation clinique est beaucoup plus importante et plus grave. C’est probablement un terrain génétique et hormonal qui favorise cette maladie, et un terrain oestroprogestatif plus favorable (à la différence de l’homme). Mais ce n’est qu’une constatation : il n’y a pour l’instant pas d’études précises qui permettent d’affirmer pourquoi est-ce plus la femme que l’homme qui est atteinte.

C’est une maladie qui apparait au moment de la puberté. La médecine ne sait pas quel mécanisme intervient réellement, pourquoi la pathologie se développe.

Cette maladie est encore méconnue, comme pour beaucoup de maladies. Sont évoqués actuellement des mécanismes de l’inflammation qui s’opposent à des causes infectieuses.

De nouvelles stratégies thérapeutiques sont développées devant cette maladie qui laissait la profession tant désarmée.

La maladie de Verneuil est due à de nombreuses erreurs de diagnostic (Une simple infection est d’abord diagnostiquée) responsables d’un retard de prise en charge correcte précoce évitant des délabrements cicatriciels. Au départ un simple abcès est diagnostiqué et est traité comme une simple infection d’un follicule pileux.

La maladie de Verneuil est une maladie inflammatoire et dont la cause n’est pas simplement liée à l’infection. C’est lié à un mécanisme plus général provoquant une réponse inflammatoire au niveau des sites des glandes particulières que sont les glandes apocrines.

Si le diagnostic de la maladie était plus précoce, cela éviterait les cicatrices, parfois délabrantes, et les fistulisations. Un diagnostic tardif donne lieu à une situation plus grave à traiter et surtout difficile à récupérer sur le plan esthétique et fonctionnel.

Les fistulisations sont localisées sur des zones particulièrement riches en ces glandes (les grandes apocrines), qui sont la région axillaire, la région inguinale, la région inter-fessière péri-anale, les régions sous-mammaires, pré-thoracique et éventuellement au niveau du visage : certaines peuvent atteindre le cou.

Les zones les plus fréquemment touchées sont : le pubis, la région périnéale, la région génitale et péri-anale, la région maxillaire et sous-mammaire.

La maladie de Verneuil est parfois associée à des maladies inflammatoires du tube digestif, des spondylarthrites, des carcinomes cutanés et le pyoderma gangrenosum. La spondylarthrite est une maladie articulaire inflammatoire, c’est une arthrite mais qui touche l’axe vertébral, une inflammation des disques intervertébraux (spondylarthrite ankylosante). Le pyoderma gangrenosum est une ulcération cutanée qui ressemble à un gros ulcère de jambe mais qui n’est pas dû à un problème veineux, mais à un problème d’inflammation lié à l’activation du système immunitaire local.

L’atteinte de la qualité de vie est importante avec des douleurs et des perceptions d’odeurs désagréables, entraînant un stress psychologique, une stigmatisation sociale et un impact sur l’activité professionnelle. La qualité de vie est dégradée : mauvaise odeur, douleur, cicatrices, dépression, asthénie, difficultés au travail, isolement psychosocial.

L’impact sur la qualité de vie des patients atteints par la maladie de Verneuil est beaucoup plus important que l’impact même du psoriasis dans la vie de tous les jours, ou de la neurofibromatose ou dermatite atopique*.

*Neurofibromatose : personne atteinte de tumeurs créant des déformations

*Dermatite atopique : eczéma, fortes démangeaisons à l’âge adulte

La maladie de Verneuil a un impact important car en plus d’afficher certaines anomalies les patients dégagent une odeur particulière. De plus c’est une pathologie douloureuse alors que les autres pathologies citées ne sont pas forcément aussi douloureuses, et ne sentent pas aussi mauvais (macération, odeur de transpiration tout fait particulière, et lorsque c’est surinfecté odeur de l’infection).

C’est une maladie inflammatoire et chronique. Elle évolue par poussées plus ou moins sévères.

A chaque étape il y a un traitement : c’est ce qui est très important. Ce traitement est dans un premier temps de fond : au même titre qu’il faut hydrater la peau lorsque le patient a du psoriasis, dans le cas de la maladie de Verneuil certaines précautions hygiéno-diététiques doivent être prises.

Le tabac a un rôle à 100% agressif et aggravant la pathologie, voire même déclenchant les poussées. Il a été constaté aussi que la maladie se retrouve chez les sujets obèses. L’excès pondéral favorise cette maladie.

Le traitement sera en fonction de l’importance de la maladie ou de la gravité de la maladie. Parfois le patient pourra être soulagé via une excision locale pour mettre à plat, avec éventuellement des traitements locaux voire des antibiotiques qui ont une visée très spécifique de ce type de germes.

Il y a 2 écoles qui courent actuellement dans la prise en charge de cette maladie, une école d’infectiologues et une école d’immunologues. Les infectiologues iront vers une prise en charge par des associations d’antibiotiques (voire 2 ou 3), qui ont une spécificité vis à vis des germes présents dans ces types de pathologies.

Les biothérapies visent plutôt le blocage des médiateurs de l’inflammation : elles sont reconnues comme un acte thérapeutique efficace mais nécessitant une surveillance dermatologique régulière.

Les malades ne guérissent pas de la maladie de Verneuil mais leur quotidien est facilité : ils vont avoir une période de traitements. Certains patients ont au départ 12 à 15 abcès, finissent par en avoir 2 ou 3, qui sont opérés localement. Les patients sont donc soulagés.

A l’aide d’un micro-foret de 0,7 à 1,2 mm de diamètre nous découpons à même le scalp arrière occipital donneur ces unités folliculaires. Les implants ainsi recueillis sont ensuite posés exactement comme dans la technique de la bandelette. Entre les 2 techniques il n’y a que la prise arrière qui diffère, le reste suit le même déroulement gestuel. En théorie c’est la technique qui ne laisse pas de cicatrice par rapport à la FUT (ou bandelette), en contrepartie on ne récolte pas beaucoup d’implants. Une 2ème séance voire une 3ème séance est problématique car les petits trous qu’elle laisse vont se rapprocher.

50% des intervenants dans le monde font de la FUE.

Variante sur la FUE : La prise peut se faire manuellement ou sur moteur. Et sur moteur cela peut se prendre à l’aide d’un procédé de succion/ implantation (SAFER ou NEOGRAFT) Autre procédé : le robot ARTAS ; toute la prise est robotisée, elle évite la fatigue humaine. Mais la pose des implants est la même que la FUT ou la FUE classique.

QUELQUES CHIFFRES SUR LA FUE ET FUT

Une bandelette de 25 cm2 fournit 3500 à 4500 cheveux posés dans la zone que l’on désire couvrir ; ils se répartissent en 800 à 1400 implants. Quoi que nous fassions ce chiffre est non augmentable car nous sommes tributaires de la surface de la bande donneuse arrière qui, elle-même, ne peut s’accroitre géométriquement car alors l’ouverture de peau créée serait difficilement refermable et laisserait une vilaine cicatrice. Pourquoi alors sur des sites internet on parle de 2000 voire 3000 implants ? En fait il s’agit toujours des 25 cm2 avec nos 4500 cheveux, mais les implants de 2, 3, 4 cheveux vont être détruits pour engendrer des sous unités de 1 cheveu, augmentant artificiellement cette apparente potentialité arithmétique et donnant une illusion de séance plus performante ; mais la masse globale de cheveux implantés est la même. Est-ce qu’une implantation de 1 cheveu par 1 cheveu est plus esthétique ? Non car l’agencement de 1 cheveu par 1 cheveu, s’il est naturel et s’impose devant sur la lisière frontale, il devient inopérant et inapproprié à l’arrière et surtout non naturel car cette répartition en mosaïque de ces unités folliculaires si particulière ne sera plus respectée. Ainsi donc les implants de 1 à 2 cheveux vont bien sûr être posés sur ces zones antérieures et les implants de 3 à 4 cheveux trouvés à la découpe vont être posés à l’arrière.

Qu’est-ce que c’est ?

C’est un médicament dérivé de la vitamine A. Il existe depuis plusieurs dizaines d’années et est prescrit dans le cas d’acné grave.

Ce traitement est un traitement majeur pour cette maladie, permet de la guérir dans la majorité des cas et de résoudre les retentissements psychologiques et cicatriciel de l’acné.

Il ne peut être initié que par un dermatologue car il nécessite :

– une évaluation de la maladie et de son retentissement.

– des explications spécifiques.   

– une bonne compréhension de ce traitement, notamment des effets secondaires, et de la nécessité du suivi médical.

 – du respect de la durée du traitement obligatoire pour obtenir un résultat optimum.

Comment cela agit ?

L’Isotrétinoïne agit sur la glande sébacée (cette glande qui produit du sébum, qui rend la peau et les cheveux gras).

Elle diminue sa sécrétion et assèche ainsi la peau.

Quelles sont les précautions si je suis une fille ?

L’Isotrétinoïne est un médicament qui peut causer des malformations au fœtus si la femme qui le prend est enceinte. 

Cette prescription est soumise à un encadrement légal obligatoire.

On ne peut prescrire ce médicament à une femme ou une jeune fille que si elle a une contraception fiable (pilule contraceptive ou stérilet ou implant contraceptif) depuis plus d’un mois.

Vous devrez signer un formulaire de consentement si vous êtes majeure, vous informant des obligations de ce médicament. Ce sera vos parents qui le signeront si vous êtes mineure.

Avant la première prescription, le médecin (obligatoirement un Dermatologue pour la première prescription) va demander un bilan sanguin comprenant au moins :

Ce même bilan sera refait au bout d’un mois (pour vérifier que le traitement n’a pas entraîné une hausse du cholestérol) avec toujours un test de grossesse.

Chez la jeune fille la prescription du médicament se fait chaque mois (le médecin ne peut pas faire une ordonnance renouvelable) avec à chaque fois dans les 3 jours précédant le rendez-vous une prise de sang avec juste le test de grossesse et les dosages de cholestérol, triglycérides, et transaminases si leur taux nécessite une surveillance particulière ou en cas de modifications de la dose d’Isotrétinoïne.

C’est une obligation (et la Sécurité sociale contrôle régulièrement les prescriptions et la présence d’un test de grossesse négatif)

Les résultats de votre test de grossesse seront consignés dans un carnet de suivi de traitement.

Votre Pharmacien ne pourra vous délivrer le médicament sans ce document et votre ordonnance.

Pourquoi les tests de grossesse ?

Ceci est très important car en cas de grossesse (oubli de pilule ou grossesse malgré le stérilet) il faudra pratiquer une IVG (interruption volontaire de grossesse).

Et si j’ai oublié ma pilule ?

Il faut prévenir le médecin, afin que des mesures adéquates soit prise pour éviter une éventuelle grossesse. 

On vous prescrira un dernier test de grossesse à faire 1 mois après l’arrêt du traitement.

La contraception pour cette raison doit être maintenue au moins un mois après l’arrêt du traitement.

Au-delà, vous pourrez être enceinte sans risque.

Et si je suis un garçon ?

Pour les garçons, il n’y a pas d’incidence sur les spermatozoïdes, ni sur leur future fertilité. Ils peuvent concevoir un enfant sous ce traitement

Chez le garçon on vérifie donc juste le taux du cholestérol, des triglycérides et les tests hépatiques :

Quels sont les effets secondaires pour les filles et les garçons ?

L’Isotrétinoïne agit sur la glande sébacée (cette glande qui produit du sébum, qui rend la peau et les cheveux gras).

Il y a donc il y a un dessèchement de la peau mais surtout des lèvres (où la peau est très fine et fragile) et plus rarement des autres muqueuses (nez, vagin, rectum ….).

Ces effets sont dépendants de la dose et aussi  de la susceptibilité individuelle au médicament.

Le dermatologue va donc prescrire des crèmes cicatrisantes pour les lèvres à appliquer le soir, et un stick très gras à mettre très souvent dans la journée.

Le traitement peut aussi dessécher les yeux. Si vous êtes porteurs de lentilles on vous prescrira des larmes artificielles ou des gels hydratants pour les yeux.

Avec ce médicament la peau est plus fine et plus fragile, il faut donc faire encore plus attention au soleil que d’ordinaire (sinon gare aux brûlures).

Mais le soleil n’est pas une contre-indication au traitement, ce médicament ne donne pas de photoallergie en soi.

On conseille aussi d’éviter les épilations à la cire (ou au laser) pendant le traitement car la peau cicatrise moins bien mais cela sera surtout en fonction de la dose et de la sensibilité individuelle.

On a accusé ce traitement d’induire des troubles dépressifs. Le dermatologue qui prescrit l’Isotrétinoïne  jugera si  un avis du psychiatre est nécessaire, si un doute existe ou si une dépression est présente.Mais:

Il n’existe pas plus de dépression sous isotrétinoïne que sans ce traitement, notamment chez l’adolescent ou l’adulte jeune.

L’acné induit aussi des troubles dépressifs chez l’adolescent, l’image corporelle étant importante durant cette période.

Le dermatologue est toujours à l’écoute et on peut lui signaler tout effet secondaire apparaissant sous ce traitement.

 Il vous indiquera dans ce cas les mesures nécessaires à prendre.

Combien de temps dois-je faire ce traitement ?

La durée du traitement est variable selon la gravité de l’acné et la réponse de chacun à ce médicament.

Une dose totale de médicament calculée en fonction de votre poids est nécessaire pour obtenir un résultat optimum.

En moyenne un traitement par l’Isotrétinoïne dure entre 6 et 12 mois en fonction de votre tolérance.

A quoi sert le carnet de prescription « carnet de la patiente » ?

Il sert à noter pour les filles à chaque consultation que le test de grossesse a bien été effectué, et qu’il est négatif.

La date du prochain rendez-vous, du prochain bilan sanguin et le nom du médicament prescrit ainsi que le dosage seront  notés dans le carnet de suivi.

Votre pharmacien ne pourra vous délivrer le médicament que si vous le lui présentez, accompagné de votre ordonnance.

Et à la fin du traitement que se passe-t-il ?

A la fin du traitement, le médicament s’élimine progressivement de l’organismeen un mois. D’où la nécessité de poursuivre la contraception pendant cette période et de réaliser un test de grossesse à la fin de ce mois, pour les filles.

S’il vous reste des cicatrices de boutons, ce n’est qu’au moins 6 mois plus tard que pourra être envisagé avec votre dermatologue, éventuellement, un traitement de celles-ci  (peeling ou laser par exemple).

Ce qu’il ne faut surtout pas faire ?

  1. Donner des comprimés à une autre personne afin d’éviter qu’une fille prenne ce traitement sans les précautions nécessaires

  2. Ne pas respecter la durée de son traitement et la dose prescrite.

  3. Pour une fille, ne pas prendre sa contraception, la sexualité des adolescents est évolutive et parfois impulsive. C’est une obligation légale pour ce médicament

  4. Ne pas faire les tests sanguins nécessaires

  5. Ne pas respecter les dates de tests de grossesse

  6. Ne pas prévoir à l’avance ses rendez-vous pour le suivi de son traitement.

Ce médicament, qu’est-ce que c’est ? 

C’est un traitement immunologique de synthèse qui utilise des anticorps d’origine variée.

Il en existe plusieurs familles : les anti TNF alpha, les anti IL 12-23, les anti IL17. Cela permet de changer de traitement en cas de moindre ou d’absence d’efficacité. Certains sont aussi actifs sur le rhumatisme psoriasique. Ces médicaments existent maintenant depuis plusieurs années.

La fréquence de l’administration du produit est variable en fonction du type de médicament, en général plusieurs semaines entre chaque administration du traitement.

Comment agit-il ?                            

Les anticorps vont se fixer sur une cible (récepteur) d’une cellule lymphocytaire responsable du psoriasis. En conséquence, ces cellules lymphocytaires ne vont plus communiquer et cesser de fonctionner.

Ce médicament est-il risqué ?

Comme tout produit de santé, il y a une balance avantages /risques.                                           

On surveillera de façon attentive le risque infectieux et notamment on dépistera la tuberculose avant de donner ce traitement.

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Un bilan biologique vous sera prescrit, une surveillance par votre dermatologue est nécessaire notamment au niveau de votre peau (risque de cancers cutanées).

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Surtout devant tout épisode infectieux (fièvre supérieure à 38°5) il faudra arrêter le traitement et consulter votre dermatologue.

Ce médicament est-il associé à des interdits ? 

OUI, on ne doit pas se faire vacciner sous traitement par des vaccins vivants (BCG, fièvre jaune, polio buccale, ROR, varicelle).    

Ces médicaments ne doivent pas être pris pendant une grossesse.

Une contraception efficace chez la femme susceptible d’être enceinte est nécessaire.               

La durée du traitement par les biothérapies est très variable.

En effet, le psoriasis est une maladie que l’on soigne mais qui ne guérit pas.

Par contre des périodes de rémission plus ou moins longue peuvent se produire indépendamment des traitements. C’est pour cela que, parfois, on arrête le traitement afin d’évaluer le psoriasis.

Dossier réalisé par des dermatologues référents du Syndicat National des Dermatologues Vénéréologues

Ce médicament, qu’est-ce que c’est ?

Il entre dans la composition d’un champignon, il a été découvert fortuitement par un chercheur qui étudiait les antibiotiques.

C’est un traitement donné initialement comme anti-rejet dans les greffes d’organes et à très fortes doses.

Il est efficace à faibles doses pour traiter le psoriasis.

Comment agit-il ? 

Il inhibe le système immunitaire, ce qui fait que les cellules responsables du psoriasis ne peuvent plus communiquer et donc proliférer.

Ce médicament présente-t-il des risques ?

Comme tout produit de santé, il y a une balance avantages /risques.

On surveillera la pression artérielle (la tension), la fonction rénale et les triglycérides de manière régulière et rapprochée lors du début de traitement.

Ce médicament peut être prescrit pendant la grossesse, ce qui est un avantage non négligeable pour les psoriasis importants.

 

Ce médicament, qu’est-ce que c’est ?

Utilisé initialement dans les années 1960 comme anticancéreux à fortes doses, il a depuis démontré son efficacité et sa tolérance à faibles doses dans le traitement du rhumatisme inflammatoire  et du psoriasis modéré à sévère. C’est le traitement de référence.

Comment agit-il dans le cadre du psoriasis ?

A faible dose (une prise par semaine), il inhibe le système immunitaire. Ainsi, les cellules responsables du psoriasis ne peuvent plus communiquer et donc proliférer.

Ce médicament présente-t-il des risques ?

Comme tout produit de santé, il y a une balance avantages /risques.

On surveillera de façon attentive la numération formule sanguine, les plaquettes, la fonction hépatique et les poumons avant de débuter le traitement. On continuera ensuite de manière régulière et de plus en plus espacée.        

Ce médicament ne peut pas être prescrit ou poursuivi pendant la grossesse.

Une prise de vitamine, la Spéciafoldine®, doit être associée à distance de quelques jours avec la prise du médicament.

Ce médicament est-il associé à des interdits ?

Oui, l’homme doit arrêter le traitement 3 mois avant de procréer, et la femme doit arrêter le traitement un mois avant le désir de procréation.

Une contraception efficace est donc indispensable pour la femme en capacité d’être enceinte.

On ne doit pas se faire vacciner sous traitement par des vaccins vivants (BCG, fièvre jaune, polio buccal, ROR, varicelle).

Certains médicaments ne doivent pas être associés (aspirine, anti-inflammatoires, sulfamides). Avertissez votre médecin traitant et votre dermatologue avant de prendre un nouveau médicament.

Voir aussi :

Psoriasis

Focus sur le Psoriasis

Psoriasis : les questions que vous vous posez, votre dermatologue vous répond .

Dossier réalisé par des dermatologues référents du Syndicat National des Dermatologues Vénéréologues

 
 
La dermatologie et la vénéréologie sont une seule et même spécialité. Attention, la vénéréologie n’est pas la spécialité qui s’occupe des veines (phlébologie) mais bien des maladies vénériennes (IST).

Quels sont les signes d’IST ?

Ulcération génitale (ou chancre) dans les deux sexes,

Écoulement urétral chez l’homme (ou brûlures en urinant),

Leucorrhées (pertes vaginales) chez la femme

Mais, bien souvent et en particulier chez la femme, les IST ne provoquent aucun symptôme.


Les personnes, en apparence saines, ne présentant pas de signes d’infection, peuvent être potentiellement infectées et contagieuses. C’est fréquemment
le cas lors de l’infection par le VIH, l’hépatite B, des chlamydias et l’herpès par exemple.

Toutes les IST, même les plus bénignes comme la trichomonose par exemple, favorisent la transmission des autres infections sexuellement transmissibles, en particulier le VIH.

Ainsi, derrière toute IST, peut se cacher une deuxième IST qu’il faudra rechercher, même en l’absence de symptôme.

Face à toute IST, il faut faire vérifier la sérologie VIH, la sérologie de la syphilis et la  sérologie des hépatites par une simple prise de sang.

Une recherche de Chlamydia trachomatis dans les urines sera normalement effectuée.

Est-ce que je dois faire d’autres recherches dans le sang ?

Les autres sérologies sont inutiles (sérologie herpès, sérologie mycoplasmes, sérologie gonocoque et autres sérologies exotiques …).

Beaucoup de personnes contaminées sont infectées et pourtant ne présentent aucun symptôme.

On dit qu’elles sont asymptomatiques (ou “porteurs sains” qui est un très mauvais terme).

Ceci est particulièrement vrai dans l’infection VIH ( SIDA), dans l’infection par l’hépatite B, par l’hépatite C, dans l’herpès, globalement dans la plupart des maladies virales.

Les IST, comme les autres maladies infectieuses, sont caractérisées par une incubation qui sépare le moment de la contamination de l’apparition des premiers signes.

Cette incubation est variable selon la maladie. Elle peut être très courte (gonococcie et chancre mou : 48H), elle peut être beaucoup plus longue (environ 3 semaines pour la syphilis et un mois pour le VIH).

Pendant cette période d’incubation, il est impossible de faire le diagnostic de la maladie.

Ainsi, la sérologie de la syphilis et la sérologie du VIH ne se positivent jamais avant le premier mois suivant la prise de risque.

Il faudra, donc, répéter les examens quelques semaines plus tard.

Les examens  doivent être déterminés et adaptés en fonction de chaque IST.

Certaines maladies ne peuvent être dépistées que par un prélèvement local des lésions (gonocoque, chlamydia, trichomonose, herpès, etc …). D’autres sont dépistées par des prises de sang (VIH, hépatites B et C, syphilis).

En cas d’infection à une IST, tous les partenaires doivent être examinés et traités en même temps.

Il faut avertir tous vos partenaires, même occasionnels. Votre dermatologue n’est pas là pour porter un jugement mais pour vous aider.

C’est la seule façon d’éviter la diffusion de la contamination surtout dans le cas de maladies qui peuvent être graves pour la personne atteinte.

Comment se transmettent les IST ?

Toutes les IST sont transmises lors des rapports sexuels non protégés.

A l’inverse, toutes peuvent être prévenues par l’utilisation permanente de préservatifs. Certaines IST se transmettent très facilement par le sexe oral non protégé (en particulier, la gonococcie et la syphilis, mais également l’herpès, etc …).

 

Pour prévenir les IST, il est recommandé d’avoir une bonne hygiène intime quotidienne et de se protéger.

La seule solution efficace de protection reste l’utilisation systématique du préservatif. Il peut être masculin ou féminin. Il existe également des digues dentaires (feuilles de latex), pour se protéger lors de pratique du sexe oral, lors de relations ne pouvant être protégées par un préservatif.

Le préservatif est indispensable, à la fois pour se protéger et protéger l’autre, pour chaque rapport sexuel avec des partenaires dont on ne connait pas le statut en termes de contamination par le VIH ou les autres IST.

Il est très simple de s’en procurer, ils peuvent être achetés en pharmacie, supermarché, sex-shops, distributeurs,… ou obtenus gratuitement dans la plupart des hôpitaux, cliniques, centres de dépistages, plannings familiaux, MJC, associations de lutte contre le SIDA… Pour un maximum de précaution, il faut se faire dépister de manière régulière lorsque l’on a plusieurs partenaires et à chaque fois que l’on souhaite arrêter le préservatif avec un nouveau partenaire régulier, et d’utiliser un préservatif si des rapports sexuels ont lieu avec d’autres partenaires.

Quand faut-il que je me traite ?

Le traitement des IST est une urgence

L’automédication est particulièrement dangereuse dans les IST car elle favorise la sélection de bactéries résistantes aux antibiotiques

Le traitement est le plus souvent un traitement minute ou court donné en l’attente des résultats des prélèvements. Il pourra être modifié, éventuellement, en fonction des résultats des examens complémentaires pratiqués.

Les traitements administrés au cours des IST ont une toxicité peu importante.

La décision de traiter doit être une décision médicale.

En cas de lésions situées sur les organes génitaux, c’est le dermatologue-vénéréologue qui permettra de faire la différence entre ce qui est sexuellement transmis et ce qui est purement dermatologique.

Les IST peuvent, également, être prises en charge gratuitement dans les dispensaires anti-vénériens, aujourd’hui appelés CeGIDD où les consultations sont gratuites.

Est-ce que je risque des complications si je ne suis pas traité?

Parmi les complications les plus graves des IST :

Utilisez un préservatif masculin ou féminin lorsque vous avez une sexualité comportant des risques de contamination (partenaires multiples, occasionnels….)

Voir aussi :

Le Sida (HIV)

L’herpès

Les condylomes

la gonococcie

 

 
 

Qu’est-ce qu’une mycose ?

La mycose est une maladie de peau très fréquente, due à la multiplication de champignons sur la peau, dans les ongles, les muqueuses…

Les champignons responsables de la mycose sont des organismes vivants, très répandus dans l’environnement. La mycose peut résulter d’une contamination interhumaine c’est à dire entre êtres humains, ou par les animaux domestiques ou sauvages

La multiplication de champignons sur la peau et par conséquent leur manifestation, visible à l’œil nu que constitue la mycose, résulte généralement d’une rupture de l’équilibre cutané par cause externe (macération, irritation…) ou interne (diminution de l’immunité, diabète…).

Une mycose profuse ou récidivante doit systématiquement faire rechercher un facteur interne, diminuant les défenses immunitaires tel que par exemple un diabète mal équilibré.

J’ai une mycose des ongles que dois-je faire ?

L’atteinte se fait progressivement et débute par le bord libre en diffusant vers la base de l’ongle jusqu’à envahir la matrice. 

Les autres ongles des orteils peuvent être touchés de proche en proche, la progression est lente tout comme la guérison.

Le traitement est local mais en cas d’atteinte importante touchant tout l’ongle, on parle alors d’atteinte matricielle, un traitement prescrit par votre dermatologue sous forme de comprimé est nécessaire pendant plusieurs mois 

La mycose cutanée

Elle peut être isolée ou associée à une atteinte des ongles selon le champignon en cause.

Elle peut être de transmission interhumaine ou causée par un animal domestique (chien) ou sauvage (mulot) par contact direct avec l’animal malade.

L’atteinte des cheveux : les teignes

La transmission se fait par le contact, elle peut être interhumaine ou animale.

Dans certains cas, elle peut nécessiter une éviction scolaire jusqu’à la preuve de la guérison.

Un traitement par voie orale sous forme de comprimé ou sirop est le plus souvent nécessaire, après identification du champignon par prélèvement au laboratoire d’analyse.

Quels sont les traitements des mycoses ?

La mycose est traitée par les médicaments antifongiques par voie locale ou générale.

Le traitement des facteurs locaux favorisants la mycose est indispensable et permet la guérison sans récidive le plus souvent.

Ces facteurs locaux favorisants de la mycose des pieds et des ongles sont entre autres :

En cas d’atteintes des pieds il faudra désinfecter ses chaussures ainsi que ses chaussettes avec un produit adéquat. Les plus souvent, le lavage à basse température n’est pas suffisant pour tuer le champignon.

Les conseils du dermatologue 

Ne pas utiliser de tapis de bains en tissu ou alors à usage unique.

Garder des chaussures adaptées lorsque vous marchez pieds nus dans des endroits collectif (salles de sport, piscine…)

Bien sécher avec la serviette entre chaque orteil ou bien utiliser un séchoir à cheveux à température douce.

Ne pas échanger sa serviette

Faire une rotation dans ses chaussures bien les aérer les désinfecter si besoin

Ne pas rester avec des chaussettes humides

Porter si possible des chaussettes en coton ou fil en cas de transpiration excessive, utiliser dans ce cas des antitranspirants spécifiques 

Pour les mycoses liées aux animaux domestiques faire traiter l’animal par un vétérinaire

 

Il existe plusieurs types de cancers de la peau dont le plus grave est le mélanome. D’autres cancers cutanés sont moins dangereux et mettent rarement la vie jeu. Le rôle du dermatologue est de dépister, si possible précocement, toutes ces lésions dont le pronostic est variable en fonction de leur nature. Le rôle des UV artificiels ou naturels est important dans la survenue de ces cancers. 

(suite…)

Comment se présente-t-il ?


Le mélanome nodulaire se présente sous la forme d’un nodule le plus souvent pigmenté, qui va évoluer rapidement et parfois s’ulcérer. Son évolution est plus rapide.
Son dépistage précoce est une priorité, il peut se présenter sous des formes trompeuses non pigmentées. Dans n’importe quel type de mélanome, le pronostic va dépendre de la précocité du diagnostic et du stade de la maladie dont l’un des éléments d’évaluation est l’étude de la lésion qui aura été enlevée chirurgicalement.
Ces critères sont essentiels et sont définis par l’analyse au microscope. Il s’agit de l’épaisseur de la lésion en mm qui s’appelle l’indice de Breslow et du niveau histologique qui s’appelle l’indice de Clark.

Quels vont être les traitements ?

Le traitement est principalement chirurgical, effectué le plus souvent par les dermatologues ( voir exérèse d’une tumeur) avec des marges appropriées selon le type de mélanome. D’autres traitements complémentaires sont parfois nécessaires, le curage ganglionnaire avec étude du premier ganglion lymphatique relais ou “ganglion sentinelle” des chimiothérapies, des thérapies ciblées de l’immunothérapie sont proposées en fonction du grade et du stade du mélanome.

Il sera important qu’un dermatologue  examine la personne atteinte régulièrement et avec une fréquence variable. Ces examens devront intervenir toute la vie afin de dépister une éventuelle récidive mais aussi l’apparition d’autres mélanomes. Des lésions de la peau seront parfois enlevées de manière préventive.

L’ensemble de votre famille devra être examiné régulièrement par un dermatologue.

Comment cela se présente-t-il ?

Le mélanome de Dubreuilh survient de façon quasi exclusive chez les personnes âgées, son aspect clinique est celui d’une tache qui s’étend progressivement sur plusieurs années, le plus souvent sur le visage, les joues, les tempes ou le front.

Le recours au prélèvement de peau (biopsie) est le plus souvent nécessaire pour en faire le diagnostic.

La dermoscopie peut aider au diagnostic précoce car il peut se présenter comme une simple tache le plus souvent sur le visage.

Ce mélanome est longtemps limité aux couches superficielles de l’épiderme, son évolution initiale est lente.
Il peut être confondu avec des lentigines solaires, lésions bénignes de la peau.
Après cette phase initiale longue, il rejoint en pronostic les autres types de mélanome.

 

Quels sont les traitements ?

Le traitement est principalement chirurgical et sera effectué le plus souvent par les dermatologues ( voir exérèse d’une tumeur) avec des marges appropriées selon le type de mélanome. D’autres traitements complémentaires sont parfois nécessaires, le curage ganglionnaire avec étude du premier ganglion lymphatique relais ou “ganglion sentinelle” des chimiothérapies, des thérapies ciblées de l’immunothérapie sont proposées en fonction du grade et du stade du mélanome.

Il sera important qu’un dermatologue  examine régulièrement la peau avec une fréquence variable. Ces examens interviendront toute la vie afin de dépister une éventuelle récidive mais aussi l’apparition d’autres mélanomes. Des lésions de la  peau seront parfois enlevées de manière préventive.

Voir aussi 

Mélanome SSM

Mélanome nodulaire

 

Le mélanome SSM, qu’est-ce que c’est ?

Le mélanome est une tumeur qui atteint les personnes assez jeune mais qui se retrouve également chez les sujets âgés. Le principal facteur de risque est l’exposition solaire notamment sur les membres inférieurs chez la femme et le tronc chez l’homme. A noter que 10% des mélanomes peuvent survenir dans des familles génétiquement prédisposées.

L’exposition aux UV naturels ou artificiels est un facteur augmentant son risque de survenue.

Si le mélanome peut survenir dans un tiers des cas sur un “grain de beauté” qui existait auparavant, le plus souvent il survient sur une peau saine.

Le mélanome SSM ou superficiel extensif est un mélanome à évolution progressive, pendant plusieurs mois, voire des années, son extension est superficielle. Puis, en l’absence de traitement, il avoir une croissance verticale.

Son pronostic est bien meilleur que le mélanome nodulaire. 

Le mélanome à extension superficielle correspond à une tache pigmentée s’élargissant progressivement, à contours irréguliers, se présentant sous la forme d’une lésion asymétrique, d’une taille dépassant les 5 mm le plus souvent, avec des différences de teinte.

C’est la forme la plus fréquente.

Quels traitements ?

Il est avant tout chirurgical ( voir exérèse d’une tumeur) , le plus souvent elle aura lieu en deux temps. Un premier temps où l’on analysera histologiquement la lésion à l’aide d’un microscope. En fonction de ces résultats qui permettront de typer le mélanome et d’en mesurer son épaisseur, une deuxième intervention de “sécurité” enlèvera de la peau avec une marge variable  autour de la cicatrice en fonction de ces résultats.

Cette intervention peut être complétée dans le même temps opératoire par l’étude du ganglion sentinelle en fonction de l’épaisseur du mélanome. Cela consiste à chercher le premier ganglion lymphatique éventuellement atteint dans le territoire du mélanome et de décider, en fonction de ce résultat, d’enlever un ou plusieurs ganglions.

Des traitements complémentaires à type de chimiothérapies ciblés et d’immunothérapie être proposés en fonction de l’atteinte.

Il sera important qu’un dermatologue examine la personne atteinte régulièrement avec une fréquence variable. Ces examens interviendront toute la vie afin de dépister une éventuelle récidive mais aussi l’apparition d’autres mélanomes. Des lésions de la peau seront parfois enlevées de manière préventive.

L’ensemble de votre famille devra être examiné régulièrement par un dermatologue

Voir aussi 

Mélanome nodulaire

Mélanome de Dubreuilh

 

L’alopécie, qui signifie le manque de cheveux, est un symptôme qui peut correspondre à de nombreuses pathologies, un ensemble de cas assez vaste.

Face à une alopécie, le dermatologue se pose d’abord plusieurs questions :

Est-elle congénitale ?

Est-elle diffuse ou localisée ?

Et enfin est-elle cicatricielle (la repousse est impossible) ou non cicatricielle (phénomène passager avec une repousse possible) ?

Le cuir chevelu comporte en moyenne 150 000 cheveux.

Les cheveux poussent en moyenne de 0,35 mm par jour, soit 1 cm par mois.

Chaque jour entre 50 et 80 cheveux se renouvellent de manière physiologique et on considère qu’au-delà de 100 cheveux perdus quotidiennement la chute est à considérer comme pathologique.

Qu’est-ce qu’une alopécie non cicatricielle ?

La principale cause de chute de cheveux est ce que l’on appelle l’effluvium télogène.

Il s’agit d’une perte de cheveux temporaire. Elle peut être saisonnière (à l’automne), avoir lieu après un accouchement ou un changement de pilule chez la femme ou encore après une forte fièvre…

Ces chutes de cheveux peuvent également être dues à un problème thyroïdien, un médicament ou encore à une carence en fer par exemple.

Ces chutes sont en principe temporaires, sauf si la cause les déclenchant persiste. Elles nécessitent alors la consultation d’un dermatologue. Il s’agit en effet d’un symptôme dont il faut chercher l’origine. Cela nécessitera, dans certains cas, des examens complémentaires.

On distingue également l’alopécie androgénétique. C’est une diminution des cheveux favorisée par des facteurs génétiques, avec de fait une augmentation de risques en cas d’antécédents familiaux.

Elle peut toucher à la fois les hommes et les femmes.

Chez l’homme, elle est localisée au niveau du vertex (sommet du crâne), elle peut également se manifester par le recul des golfes fronto-temporaux, mais la disposition de cette alopécie est variable selon les individus et selon les familles…

Chez la femme, cette alopécie androgénétique peut être liée à des facteurs hormonaux avec excès d’hormones masculines. Cela peut venir d’un problème de pilule mal adaptée, associée éventuellement à

Un bilan hormonal peut s’avérer nécessaire.

Ce problème a le plus souvent  une solution simple (qui peut parfois se régler avec la simple prescription d’une pilule contraceptive adaptée dans ce cas) mais il peut aussi beaucoup plus rarement s’agir d’un problème tumoral bien plus grave mais exceptionnel.

Les autres causes de chutes de cheveux diffuses sont nombreuses, elles peuvent être nutritionnelles (régime alimentaire mal adapté qui induit des carences). Ces carences nutritionnelles sont rarement compensées par des compléments alimentaires si les personnes atteintes ont une mauvaise hygiène alimentaire : la règle simple est d’avoir une alimentation équilibrée !

Si certaines personnes sont persuadées de l’efficacité des compléments alimentaires, c’est parce que la plupart des chutes diffuses s’améliorent d’elles-mêmes au bout de 2 à 3 mois et que cela correspond tout simplement à la fin naturelle de l’épisode de chute de cheveux.

En dehors de ces chutes de cheveux diffuses, existent des chutes de cheveux en plaques.

La plus fréquente est la pelade.

Il s’agit d’une alopécie non cicatricielle : il n’y a pas de disparition du follicule pileux, sauf dans de rares cas, si le processus dure de nombreuses années.

Certaines pelades sont dites “universelles”, lorsqu’elles ne touchent pas seulement les cheveux mais l’ensemble du système pileux.

La pelade est une maladie auto-immune.

Certains avaient tendance à y associer des facteurs psychologiques. Or, comme dans toutes ces maladies qui touchent le système immunitaire, les facteurs psychologiques peuvent être des facteurs « promoteurs » d’un épisode, au même niveau que d’autres facteurs mal connus. Ce ne sont pas les réels facteurs de la maladie.

Il existe un terrain familial ou personnel, la pathologie apparaît plus à un moment qu’à un autre, mais le facteur psychologique n’en est pas la raison.

Par contre, avoir une pelade n’est pas sans conséquence psychologique, bien sûr.

Le problème de la pelade réside dans le fait que ce soit “la pathologie d’une vie”. On peut être affecté une première fois à deux ans, puis à l’adolescence, puis à l’âge adulte par exemple…

Il faut donc envisager des traitements utilisables sur le long terme en pesant toujours les bénéfices / risques en fonction des cas, des épisodes et des âges.

Les principaux traitements sont

Mais les cheveux peuvent aussi repousser tous seuls à plus ou moins long terme ; c’est le cas pour la majeure partie des pelades en plaques.

Statistiquement, lorsque l’on a une pelade sévère dans l’enfance, il y a de forts risques qu’il y ait des récidives plus sévères à l’âge adulte.

Un autre cas de chute de cheveux en plaques : la trichotillomanie.

C’est un trouble caractérisé par l’arrachage compulsif de ses propres poils et/ou cheveux, entraînant une alopécie visible.

 Les causes sont loin d’être simples, elles ne seraient pas simplement psychologiques comme on le pensait auparavant. Parmi les causes incriminées, des facteurs neurobiologiques pourraient entrer en ligne de compte.

Le phénomène est à différencier des TOC.

C’est une pathologie très handicapante. Elle est souvent passagère chez l’enfant, en revanche, chez un adolescent ou un adulte, on se retrouve face à une maladie beaucoup plus chronique, telle que nous la connaissons et l’approchons pour le moment.

Cas de l’alopécie par plaques avec squames

Parmi les causes fréquentes de chute de cheveux chez l’enfant, la première cause à envisager est la teigne.

En effet, certains champignons contagieux peuvent faire tomber les cheveux par plaques, présentant également des squames.

Face à ces symptômes, le dermatologue observera avec son dermoscope et une lumière particulière (la plaque est-elle fluorescente?) et fera faire un prélèvement par un laboratoire pour savoir quel est le champignon responsable.

Cette cause d’alopécie est surtout présente chez les enfants car ils ont peu de sébum et donc plus de risques de contracter des champignons

Les alopécies cicatricielles

L’alopécie de traction :

Lorsque l’on pratique au quotidien ou occasionnellement une tension excessive des cheveux, par exemples par chignon, queue de cheval serrée, voire des brushings ou souvent des tresses africaines, cette alopécie devient à moyen terme cicatricielle (les cheveux ne repoussent plus). 

Enfin d’autres causes d’alopécies cicatricielles sont de diagnostic dermatologique et nécessiteront des prélèvements, une prise en charge spécifique : c’est le cas notamment du lichen plan pilaire, du lupus, de la folliculite décalvante.

Quels sont les traitements de l’alopécie ?

En ce sens une fois le diagnostic posé, un traitement spécifique peut être mis en place.

Pour ce qui concerne l’alopécie androgénique, il existe deux traitements efficaces : le minoxidil et le finastéride. Ces traitements ne sont que suspensif et devront donc être maintenus pour en garder le bénéfice.  

Le minoxidil est un traitement local pouvant être prescrit à la fois aux hommes et aux femmes. C’est aujourd’hui le seul traitement qui fait réellement repousser les cheveux. Le dosage doit être adapté chez les femmes : appliqué de manière excessive, il peut dans certains cas  engendrer une hyperpilosité (temporaire) sur le visage.

Le finastéride est un traitement sous forme de comprimé réservé aux hommes. Il est souvent détracté à tort et de nombreuses rumeurs circulent sur le web concernant ses effets secondaires :

-baisse de la libido et troubles de l’érection, or si ce fait existe et a été vérifié dans de nombreuses études, il affecte seulement 2% des patients, et lorsque tel est le cas, l’arrêt du traitement suffit à faire disparaître les troubles.

Cette mauvaise publicité est favorisée par des recours collectifs (“class action”) d’avocats américains : ils rassemblent un certain nombre de personnes présentant le même symptôme pour intenter des procès à des dermatologues ou des laboratoires

En dehors de ces deux traitements, et de la prise en charge hormonale chez la femme, les autres produits présents sur le marché ne présentent pas de réelle efficacité dans l’alopécie androgénétique.

Les autres solutions : les greffes (chez l’homme et chez la femme)

Elles sont du ressort des dermatologues spécialistes

Il faut les faire au bon moment, d’où l’importance d’un diagnostic et d’un pronostic préalable réalisés par le dermatologue.

Il s’agit d’une nouvelle répartition des cheveux, on enlève des cheveux là où il y en a, pour en  mettre là où il n’y en a pas.

On prélève les cheveux dans la zone dite “donneuse” par bandelettes ou par petits groupes (unités folliculaires). On les replante ensuite par petits groupes, voire à l’unité, dans la zone dite “receveuse”. Les cheveux persistent au niveau de la greffe comme ils auraient persisté  à l’endroit d’où ils proviennent.

Des implants sur des cicatrices (brûlures, traumatismes,…) sont également possibles.

La chute de cheveux est un symptôme, il faut en rechercher l’origine. C’est pourquoi il est important de consulter un dermatologue, qui a un rôle clé dans l’établissement d’un diagnostic.

Il faut se demander systématiquement s’il s’agit d’un phénomène banal et saisonnier ou s’il existe d’autres causes (des maladies, des effets secondaires de médicaments, de toxiques…).

L’examen des cheveux et du cuir chevelu apportent des signes qui peuvent parfois éviter d’avoir recours à de nombreux examens complémentaires.

A noter que la dermoscopie (connue en général pour son utilité dans la détection précoce des cancers de la peau) est une technique qui a permis de faire énormément progresser le diagnostic dans les alopécies.

Voir aussi

Greffe de cheveux chez la femme

Greffe de cheveux chez l’homme

 

Aoûtats
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Chez ces petits acariens, c’est la nymphe qui provoque des démangeaisons. Ils font 1 mm de long environ et sont de couleur rouge. Ils courent sur les dallages pendant l’été, mais on les trouve aussi en abondance sur les pelouses.

 

aoutats-200-660x660Ils grimpent le long des membres inférieurs en passant sous les vêtements. Ils sont interrompus dans leur progression par les élastiques des sous-vêtements. Ils mordent alors pour prendre un repas sanguin (piqûre indolore).
Mais en quelques heures, on assiste à l’apparition de lésions en relief, rouges, de la taille d’une petite pièce de monnaie, grattant énormément. La guérison survient en une semaine environ.
Le traitement consiste à appliquer une crème anti-inflammatoire ou anti-parasitaire. La prévention consiste à porter des vêtements bien serrés aux extrémités afin de limiter le passage sur la peau.
Il faut éviter de s’allonger sur les pelouses. Certains répulsifs peuvent être utiles.

 

 

 

 

Chenilles processionnaires
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Elles apparaissent au printemps dans les forêts où elles infestent les pins et les chênes. Elles se déplacent en longues files indiennes en quittant leur nid.
Ces chenilles sont couvertes de poils urticants qu’il ne faut pas toucher. Mais le danger vient surtout des poils qui se détachent lors de la transformation des chenilles en papillons. A ce moment-là, le vent peut les emporter.

Les poils peuvent se planter sur la peau, atteindre les yeux et provoquer des difficultés respiratoires, voire de l’asthme chez les sujets sensibles.

Lorsque des poils se sont plantés dans la peau, il ne faut pas frotter, car il y a un risque de les enfoncer encore plus.
En revanche, on peut tenter de les décaper en passant le dos d’une lame de canif sur la peau. Il est possible aussi de coller un sparadrap sur les poils pour faciliter leur arrachage.

En cas d’atteinte oculaire, il faut laver à grande eau et consulter au plus vite. L’atteinte respiratoire, surtout chez les jeunes enfants, impose aussi une consultation rapide.

L’application de crème cortisonée sur la peau et la prise d’anti-histaminiques sont d’une grande aide.

Pour la prévention, le plus simple est d’éviter de se promener dans les forêts infestées et de ne manipuler sous aucun prétexte les nids de chenilles qui sont suspendus aux arbres, car les poils restent dangereux longtemps.

 

 

Tiques (ixodes)
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Certaines espèces sont infectées par une bactérie dangereuse pour les animaux et les humains.

En partant de l’est de la France, elles ont colonisé tout le territoire sauf le pourtour méditerranéen et la Corse.

La tique vit dans les hautes herbes et les taillis. Pour survivre elle se nourrit de sang et cherche à se fixer sur tout animal ou être humain qui passe à leur portée.

Elles rampent alors sur la peau, parfois en s’infiltrant sous les vêtements et mordent leur hôte. La morsure est totalement indolore, mais elle permet à la tique d’enfoncer son rostre et même sa tête solidement dans la peau.
Elle prend alors son repas sanguin qui peut durer plusieurs jours.
Son abdomen se gonfle progressivement. A satiété, elle se détache.

Au cours de son repas, la tique peut régurgiter la bactérie (borrelia burgdorferi), qui l’infecte et la communiquer à son hôte.

En quelques semaines apparaissent sur la peau un ou plusieurs cercles, habituellement centrés sur le point de morsure et qui grandissent petit à petit (érythème chronique migrant). Leur bordure est rouge, parfaitement limitée. Cette éruption est complètement indolore et guérit en quelques semaines. Il persiste parfois pendant de long mois une petite boule rouge au point de morsure (pseudo-lymphome).

 

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La disparition de l’éruption est une fausse guérison, car la bactérie pénètre dans l’organisme et y crée des dégâts importants et chroniques en se fixant sur les articulations et les organes comme le cœur (maladie de Lyme).

 

La prévention consiste avant tout à éviter de se promener dans les zones réputées infestées. Il faut garder des vêtements protecteurs qui empêchent les tiques de s’infiltrer sous les vêtements.
Il est indispensable de traiter les animaux de compagnie (chien ou chat) qui peuvent être infestés.

Au retour d’une promenade en forêt, il faut s’auto-examiner et demander à un proche de vérifier les zones difficiles à auto-inspecter (dos, cuir chevelu).
Prendre une douche en se frottant avec un gant de toilette permet de détacher les nymphes (bébés tiques) qui sont à peine visibles, mais tout aussi contagieuses que les adultes.

Les tiques adultes sont souvent bien arrimées dans la peau et leur arrachage intempestif laisse parfois leur tête dans la peau, ce qui sera difficile à éliminer.
Il existe des dispositifs vendus en pharmacie pour extraire les tiques, mais leur utilisation nécessite une certaine expérience.
Il est possible aussi de recouvrir la tique d’une épaisse couche de crème, ce qui va rendre sa respiration difficile et peut la contraindre à se détacher.

 

En cas d’apparition de lésions anormales, il est impératif de consulter un médecin bien informé du problème.

Les morsures infectantes correspondent à 1 morsure sur 5 et il s’agit habituellement de tiques laissées en place plus de 48 heures.

Soignées dès le début, les infections guérissent sans séquelles. Mais il n’y a aucune immunité protectrice et on peut refaire la maladie lors d’une morsure ultérieure.

 

Scolopendre

Une seule espèce de mille-pattes peut provoquer des morsures douloureuses : Scolopendra cingulata. Cette espèce ne vit que sur le pourtour méditerranéen.

Elle affectionne les zones ombragées (sous les pierres et les pots de fleurs). Mais on l’observe aussi fréquemment à l’air libre.

En été, lorsque le scolopendre pique, son venin est particulièrement douloureux (semblable à une piqûre de guêpe). Il faut alors désinfecter la zone et y appliquer pendant quelques jours un dermocorticoïde.

LES MOLLUSCUM CONTAGIOSUM

Il s’agit de petites tumeurs bénignes très fréquentes chez les enfants, pouvant toucher tout le corps, y compris les muqueuses ano-génitales. Elles se transmettent par contacts cutanés répétés. Elles  sont causées par un virus appartenant au groupe des poxvirus. La lésion est remplie de virus qui essaime sur la peau de l’individu contaminé mais aussi par le contact parmi les personnes de l’entourage.

Chez les adultes, ils peuvent survenir aussi et leur localisation ano-génitale est considérée comme une maladie pouvant être transmise par le contact lors des rapports sexuels. Il convient donc d’effectuer un bilan IST (examen complet, sérologies…).

Leur traitement requiert généralement une application d’azote liquide ou leur ablation à la curette. Ils ont tendance à récidiver facilement, en particulier chez l’enfant mais aussi chez l’adulte qui présente une diminution de l’immunité.

Afin de diminuer la douleur et l’appréhension  lors du traitement, une crème anesthésique de contact pourra être appliquée une à deux heures avant le geste.

Il existe un très grand nombre de papillomavirus (HPV 1, 2, 3, …). Ils infestent la peau ou une muqueuse et y « fabriquent » une petite tumeur bénigne qui « fourmille » de virus, la verrue.

La sensibilité à ces virus varie d’un individu à l’autre et la contamination n’est pas obligatoire à leur contact. Une plaie même minime favorise par contre leur pénétration dans la peau. Par ailleurs, une verrue peut disparaître spontanément par immunisation au bout de quelques mois d’évolution.

Une maladie diminuant l’immunité peut parfois être la cause de leur prolifération et de leur persistance. Elles atteignent le plus souvent les enfants et la contamination se fait par le contact, notamment dans les collectivités au niveau des pieds (salle de sport , piscine etc..).

L’hygiène est donc importante, notamment pour les piscines, afin de diminuer le risque de contagion. Le port de chaussures adaptées pour éviter le contact avec le sol diminue les facteurs de risques

Ce sont des lésions bénignes,  normalement indolores, mais parfois douloureuses dans certaines localisations comme par exemple la plante des pieds lorsqu’elles se recouvrent de corne.

L’atteinte de la peau peut avoir plusieurs formes. Parmi les plus fréquentes :

Lors de l’atteinte des régions génitales, elles sont connues sous le nom de condylome et correspondent dans ce cas chez l’adulte à une Infection Sexuellement Transmissible.

Existe-t-il un traitement efficace ? 

Le traitement des verrues de la peau fait le plus souvent appel à des préparations à appliquer localement, qui permettent de les décaper plus facilement et à l’application régulière d’azote liquide. Dans certains cas, des traitements par laser peuvent être pratiqués. Aucun de ces traitements n’est efficace à 100 %. Votre dermatologue choisira la technique la plus adaptée à vos verrues.

De manière exceptionnelle des injections de Bléomycine pourront être pratiquées chez l’adulte.

Ce sont des traitements qu’il faut répéter, ils sont un peu contraignants mais c’est à ce prix que vous pourrez avoir la chance de voir disparaître rapidement vos verrues.

Récemment, un produit refroidissant en vente libre en pharmacie se vante de pouvoir brûler vos verrues. Son efficacité est relative et il a pu être source d’accident, alors attention à son maniement.

Les verrues planes, et notamment dans la localisation du visage, méritent un traitement précautionneux afin d’éviter les séquelles d’un traitement trop agressif.

Les autres traitements 

Différents traitements alternatifs ont été proposés comme l’homéopathie, la Chélidoine (une plante), le magnésium et même le magnétiseur. Aucun n’a fait ses preuves, même si des cas de guérisons sont rapportés, il faut savoir que l’effet placebo à un pouvoir de guérison dans 30% des cas.

 

Un virus est un organisme infectieux de très petite taille.

Sa caractéristique est qu’il se reproduit en utilisant le matériel d’un hôte : il l’infecte et lui fait « fabriquer » d’autres virus.

Lors d’une contamination virale de la peau, le virus loge donc généralement dans les cellules de la peau ou dans les nerfs qui en dépendent pour les virus du groupe Herpès.

Les virus du groupe Herpes ont pour particularité de loger dans les nerfs qui innervent le site d’inoculation, d’y « dormir » et de se « réveiller » lors de certaines situations. On distingue de nombreux types.

Les Virus Herpès Simplex se transmettent par contact direct. Ils donnent l’Herpès à proprement parler. Celui-ci peut siéger :

o   Autour de la bouche (« bouton de fièvre »)

o   Au niveau ano-génital : l’herpès génital est considéré comme une Infection Sexuellement Transmissible (IST). En cas d’infection, il convient donc d’effectuer un bilan IST (examen complet, sérologies…).

La première contamination peut passer inaperçue ou être au contraire douloureuse et donner un tableau d’infection profuse de la bouche ou de la zone génitale. Ensuite, ils peuvent récidiver (généralement lors d’une fatigue, d’une exposition au soleil…) et sont souvent précédés de picotements.
Lorsqu’il est très récidivant, un traitement adéquat (Valaciclovir®) peut permettre de limiter les récidives.

Les Virus Zona Varicelle se transmettent par voie respiratoire. La première contamination, le plus souvent pendant l’enfance, donne la varicelle. Le virus « dort » ensuite dans les nerfs. Il peut récidiver en donnant un Zona, souvent très douloureux et grave au niveau des yeux. Là encore le traitement est le Valaciclovir®.

Les anciens mycoplasmes (Mycoplasma hominis et Ureaplasma urealyticum) sont des hôtes normaux des muqueuses génitales.

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C’est une maladie due à un virus Herpès Simplex Virus. Environ 15% de la population est infectée, le plus souvent sans le savoir.

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L’hépatite B est très fréquente, elle passe le plus souvent inaperçue (l’ictère ou jaunisse est rare). Elle n’est détectable que par les prises de sang (sérologie de l’hépatite B, antigène HBs anticorps anti-HBs anticorps anti HBc). Elle peut être mortelle (cirrhose et cancer du foie).
La transmission sexuelle est la première cause d’infection par ce virus. D’où la règle de demander une sérologie de l’hépatite B à toute personne ayant une IST et surtout de vacciner les jeunes avant qu’ils ne la contractent.
Il existe des traitements mais ils sont lourds.

L’hépatite C passe, également le plus souvent, inaperçue avant de provoquer des dégâts hépatiques (hépatite chronique, cirrhose et cancer du foie). C’est une maladie grave. La moitié des patients infectés par le virus de l’hépatite C feront des complications hépatiques. Il n’existe pas de vaccin.
En revanche, le dépistage de l’hépatite C (par une sérologie sanguine) permet de donner un traitement dirigé contre ce virus et de guérir beaucoup de patients.
La transmission sexuelle de l’hépatite C est relativement rare (sauf en cas de rapport sexuel traumatique ou sanglant).
La transmission par le sang (seringue) est plus fréquente.

A savoir

Comment se transmettent les IST ?

Toutes les IST sont transmises lors des rapports sexuels non protégés.

A l’inverse, toutes peuvent être prévenues par l’utilisation permanente de préservatifs. Certaines IST se transmettent très facilement par le sexe oral non protégé (en particulier, la gonococcie et la syphilis, mais également l’herpès, etc …).

 

Pour prévenir les IST, il est recommandé d’avoir une bonne hygiène intime quotidienne et de se protéger.

La seule solution efficace de protection reste l’utilisation systématique du préservatif. Il peut être masculin ou féminin. Il existe également des digues dentaires (feuilles de latex), pour se protéger lors de pratique du sexe oral, lors de relations ne pouvant être protégées par un préservatif.

Le préservatif est indispensable, à la fois pour se protéger et protéger l’autre, pour chaque rapport sexuel avec des partenaires dont on ne connait pas le statut en termes de contamination par le VIH ou les autres IST.

Il est très simple de s’en procurer, ils peuvent être achetés en pharmacie, supermarché, sex-shops, distributeurs,… ou obtenus gratuitement dans la plupart des hôpitaux, cliniques, centres de dépistages, plannings familiaux, MJC, associations de lutte contre le SIDA… Pour un maximum de précaution, il faut se faire dépister de manière régulière lorsque l’on a plusieurs partenaires et à chaque fois que l’on souhaite arrêter le préservatif avec un nouveau partenaire régulier, et d’utiliser un préservatif si des rapports sexuels ont lieu avec d’autres partenaires.

 

Ce sont des verrues apparaissant sur les organes génitaux, mais aussi au niveau de l'anus
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Elle est due à un parasite Trichomonas vaginalis

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La maladie de Nicolas Favre ou lymphogranulome vénérien

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C’est une maladie grave due à une bactérie appelée tréponème pâle.

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Chlamydia trachomatis est une bactérie dangereuse pour la fécondité féminine puisque c’est la première cause, actuellement, de salpingite (infection des trompes), pouvant conduire à la stérilité.

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Elle se traduit par une inflammation du canal de l’urètre (urétrite) avec écoulement de pus plus ou moins épais chez l’homme. Chez la femme, le diagnostic est beaucoup plus difficile (pertes blanches).

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En cas d’alopécie androgénique, la masse arrière donneuse est de bonne qualité.

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La calvitie naissante touche l’homme jeune, de nombreux diagnostics peuvent vous permettre de trouver des solutions avec votre praticien.

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Les kératoses actiniques sont des lésions précancéreuses, pour certaines de véritables petits cancers débutants, dont les facteurs favorisants sont les sujets à phototypes clairs dont la peau a été chroniquement soumise au soleil et le sujet âgé. 

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Le grain de beauté ou nævus

Le grain de beauté apparaît dans l’enfance, se développe au cours de la vie (pic à l’adolescence) et jusqu’à l’âge de 30 ans environ. C’est une tache pigmentée, ronde ou ovale, plane ou en relief, à contours nets, de couleur homogène (une à deux couleurs), de diamètre souvent inférieur à 6 mm.

Chez l’adulte, on retrouve environ une vingtaine de nævus.

Leur nombre dépend de facteurs héréditaires mais aussi des expositions solaires. La plupart des grains de beauté ne sont pas dangereux.  

Cependant il existe des situations qui doivent vous alerter

– Lorsqu’un grain de beauté apparaît et évolue rapidement

– Lorsqu’un grain de beauté se modifie plus rapidement que les autres 

– Lorsqu’un grain de beauté correspond à au moins trois des critères de la règle ABCDE :

  1. A pour asymétrie
  2. B pour bordure irrégulière
  3. C pour différence de couleurs
  4. D pour dimensions, plus de 6 mm
  5. E pour évolutivité : le plus important des critères, qui à lui seul doit vous inciter à consulter

En effet certains mélanomes (le plus dangereux des cancers de la peau) parmi les plus agressifs présentent simplement ce critère.

Dois-je m’inquiéter si un grain de beauté saigne ?

Non si le saignement est dû à un traumatisme , écorcher un grain de beauté n’est pas dangereux.

Faites examiner votre peau au moindre doute par un dermatologue 

il fera lors de la consultation une évaluation de vos facteurs de risques et examinera l’ensemble de votre peau;

il pourra s’aider d’un dermoscope et prendre des clichés photographiques 

Il établira si vous présentez des risques en fonction de :

Il vous apprendra l’autosurveillance et déterminera  la fréquence de surveillance dermatologique nécessaire  :

 

L’auto-examen de la peau en 8 étapes : il s’agit de quelques gestes simples qui vous permettent de connaître vos grains de beauté. Le but n’est pas de faire vous-même le diagnostic du mélanome, mais de savoir consulter à temps un dermatologue s’il vous semble qu’une modification s’est produite récemment. 

L’auto-examen de la peau en 8 étapes  

Après vous être déshabillé complètement, examinez attentivement :

Le visage, sans oublier les oreilles.

Le cuir chevelu, en vous aidant d’un sèche-cheveux.

La paume et le dos des mains, sans oublier les ongles, les avant-bras.

Les coudes, les bras, les aisselles.

Le cou, la poitrine (en regardant bien sous les seins chez les femmes) et le ventre.

Dans une glace, avec l’aide d’un miroir à main, la nuque, les épaules et le dos.

Les fesses et la face postérieure des cuisses.

En vous asseyant, la face antérieure des cuisses, les jambes, le dos et la plante des pieds, sans oublier les ongles et la région génitale à l’aide d’un miroir.

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Les carcinomes basocellulaires sont les cancers les plus fréquents de l’adulte et représentent la majorité des cancers cutanés.

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A quoi est-ce dû?

 

Le vitiligo est une dépigmentation de la peau qui peut apparaître au cours de la vie à n’importe quel âge mais plutôt avant 20 ans. Son origine est inconnue, il affecte environ 1% de la population et correspond à un trouble de l’immunité au niveau de la peau.

Le système immunitaire de la personne atteinte de vitiligo ne reconnait plus les cellules pigmentaires de son propre organisme.

L’atteinte peut être localisée, médiane ou symétrique. Elle est faite de plaques de taille variable. La surface atteinte est généralement progressive mais l’évolution est capricieuse, elle peut être plus ou moins rapide.

Les atteintes peuvent aller d’une surface très réduite à l’ensemble de la peau. 

La plupart des traitements sont décevants et dans tous les cas très incomplets dans leur résultat. L’évolution de la maladie est extrêmement variable, elle peut atteindre parfois l’ensemble de la surface corporelle. Des mesures de protections sont à prendre lors des expositions solaires, la peau brûlant rapidement.

La qualité de vie des personnes atteintes est très souvent très affectée

Cette maladie est affichante sur les parties découvertes. Cette maladie n’est absolument pas contagieuse elle peut parfois être associée à des maladies auto-immunes.

Existe-t-il des traitements qui permettent de guérir ?

L’évolution du vitiligo peut être ralentie par la photothérapie ou une corticothérapie locale ou bien le Tacrolimus  a pu à titre expérimental donner parfois des résultats. Les traitements par laser notamment Excimer apporte  parfois des résultats localisés.

Les techniques chirurgicales de greffe ne s’adressent qu’à des localisations particulières de petites surfaces, les résultats ne sont que partiels.

Des précautions sont à prendre au niveau vestimentaire afin d‘éviter les frottements chroniques pouvant être source d’apparition de nouvelles plaques.

Il faudra éviter les gommages corporels répétés, se corriger de tics de grattage systématique d’une même zone.

 

Hyperhidrose vient du grec « hidros » qui signifie sueur. C’est la maladie de la transpiration excessive qui peut être locale (les mains, les pieds, les aisselles…) ou généralisée. Certaines personnes transpirent plus que d’autres pour réguler la température de leur corps, on parle d’hypersudation ou d’hyperhidrose. Transpirer est un phénomène physiologique normal pour réguler la température de son corps. Lors d’un effort physique ou quand il fait chaud, le corps produit plus de sueur, sous la commande d’une glande nommée hypothalamus. En cas d’hyperhidrose, deux phénomènes se produisent. C’est ce que l’on observe en cas d’hyperhidrose liée à l’anxiété ou au stress. Il y aurait un hyperfonctionnement du circuit habituel initié par l’hypothalamus et d’autres circuits nerveux contrôlés par le cortex cingulaire antérieur seraient impliqués. Cette région du cerveau joue un rôle important dans le contrôle des émotions et l’adaptation aux situations.

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Qu’est-ce que le psoriasis?

Le psoriasis est une maladie de peau très fréquente qui touche à peu près 2% de la population et qui peut se présenter sous des aspects très variés. Le plus souvent limité sur des zones bastions comme les coudes, les genoux, le cuir chevelu, elle peut parfois être très diffuse et atteindre tout le corps.

Il existe de rares formes associées à des rhumatismes articulaires.

C’est une maladie qui ne met jamais la vie en danger mais qui peut réduire de façon importante la qualité de vie, notion de plus en plus importante et qui va avoir une place prépondérante dans le choix du traitement.

Le psoriasis peut débuter n’importe quand dans la vie, le plus souvent (mais pas toujours) sur un terrain prédisposé génétiquement. Le début fait souvent suite à facteur déclenchant qui peut être un événement de la vie comme une rupture, un deuil, parfois une infection, parfois l’introduction d’un nouveau médicament prescrit pour une autre maladie.

L’aspect des plaques de psoriasis est variable mais on retrouve toujours une composante de rougeur et des squames qui peuvent se disposer sous la forme de plaques soit sous la forme de gouttes localisées ou de manière diffuse sur le corps.

L’évolution du psoriasis est en général chronique avec des poussées et des rémissions, mais il existe aussi des formes qui guérissent spontanément après quelques mois d’évolution.

Quels sont les  traitements du psoriasis ?

Sur le plan des traitements, il en existe une large variété allant des traitements locaux c’est-à-dire des crèmes (corticoïdes et /ou dérivés de la vitamine D) aux traitements par voie générale (dérivées de la vitamine A, méthotrexate, biothérapies, par voie orale ou par injection,  en passant par la photothérapie qui est un traitement à base d’ultra-violets (UVA ou UVB) réalisé sous surveillance d’un dermatologue dans son cabinet.

Dans certains cas et surtout quand le psoriasis est sévère échappant aux traitements locaux et/ou associé à des atteintes rhumatismales on peut avoir recours aux traitements par le méthotrexate la ciclosporine voire aux biothérapies.

Il n’existe pas de traitement standard du psoriasis mais seulement des traitements sur mesure adaptés à chaque patient et à chaque cas de figure, en fonction du mode de vie du patient, du retentissement du psoriasis sur sa qualité de vie et bien sûr de l’étendue du psoriasis.

Ce ne sont pas toujours les psoriasis les plus étendus qui sont les plus gênants.

Un psoriasis localisé par exemple au visage, aux mains, à des zones visibles, peut être très préjudiciable. Même localisé, il peut donc justifier un traitement fort par voie générale.

A l’inverse, un psoriasis diffus peut être très bien toléré et ne nécessiter qu’un traitement local dans certains cas.

Quelques conseils du dermatologue concernant la vie quotidienne lorsqu’on est atteint de psoriasis

Lutter contre les démangeaisons que ce soit au niveau de la peau ou du cuir chevelu, le grattage accentue le psoriasis :

Le choix du traitement est donc le résultat d’une discussion thérapeutique entre le patient et le médecin, en gardant à l’esprit que dans chaque cas on doit trouver le traitement le mieux adapté et qu’il n’y a aucune raison pour que les patients psoriasiques restent sans traitement.

Il est fondamental lors d’une consultation pour psoriasis avec un dermatologue d’évoquer la question de la qualité de vie, de la manière dont le patient vit au quotidien avec son psoriasis, de la gêne qu’il ressent dans ses activités quotidiennes, dans sa vie personnelle et professionnelle du fait du psoriasis, et ainsi aboutir au traitement le mieux adapté pour chaque patient et pour chaque situation individuelle.

Voir aussi:

Psoriasis : les questions que vous vous posez, votre dermatologue vous répond . 

On vous a prescrit du méthotrexate

On vous a prescrit de la ciclosporine

On vous a prescrit une biothérapie 

Les associations de patients: France Psoriasis

 

 

L’acné (du genre féminin, sans e à la fin) est une affection dermatologique extrêmement fréquente puisqu’elle atteint plus de 80% des adolescents.

Elle commence aux alentours de la puberté, souvent elle en est même le premier signe, car c’est une affection hormono-dépendante sous le contrôle des hormones mâles (androgènes).

Celles-ci sont sécrétées par les testicules chez les sujets de sexe masculin à des taux élevés, ce qui détermine d’ailleurs la différenciation sexuelle.

Chez les sujets de sexe féminin elles sont sécrétées par les ovaires et les surrénales en petite quantité, contrairement aux œstrogènes qui sont les hormones femelles.

A la puberté les organes sexuels deviennent fonctionnels et les ennuis de peau commencent !!

Pourquoi ? Car le follicule pilo-sébacé, unité constituée par le poil et la glande sébacée et où se situe le point de départ de l‘acné, contient des récepteurs qui sont d’une sensibilité variable aux androgènes, circulant dans le sang.

Dans la majorité des cas, cette sensibilité aux androgènes est héritée génétiquement, ce qui explique qu’il y ait des « familles d’acné ». Mais ce n’est pas toujours le cas car d’autres facteurs pas toujours bien définis, interviennent : extrinsèques comme l’environnement (pollution, stress, soleil, tabac…) ou intrinsèques comme un dysfonctionnement hormonal chez les filles…

Mais Docteur, ça se termine quand l’acné ?

Là est le problème, car si l’on sait quand elle commence, on ne peut jamais savoir quand elle se termine même s’il est classique de dire que les problèmes prennent fin avant l’âge de 20 ans !

Son évolution est imprévisible, influencée en grande partie par l’existence ou non d’antécédents familiaux dans les deux sexes, et l’association ou non de signes de virilisation (hyperpilosité, chute de cheveux, troubles du cycle menstruel chez les filles…).
Toutes les variations hormonales peuvent avoir une influence sur l’acné chez les filles qu’il s’agisse du cycle menstruel (poussées avant les règles), de la prise ou de l’arrêt d’une pilule contraceptive selon sa composition (androgénique elle favorise l’acné, anti-androgénique elle peut la traiter), la grossesse, l’accouchement, la ménopause, et a fortiori un mauvais fonctionnement des ovaires…

C’est à dire que les femmes qui ont acquis génétiquement cette sensibilité aux androgènes risquent d’être ennuyées toute leur vie par cette affection !!!

Comment agissent les androgènes dans la formation des lésions acnéiques ?

En premier lieu, ils agissent en stimulant la glande sébacée qui va sécréter beaucoup de sébum, responsable de la séborrhée (peau grasse et cheveux gras) du visage et du cuir chevelu.

Ils agissent aussi en stimulant la formation des comédons qui bouchent le follicule pilo-sébacé : superficiels ce sont les points noirs, et profonds ce sont les microkystes que les anglo-saxons appellent « la bombe à retardement » de l’acné.

Pourquoi ?

Car les points noirs à la surface de la peau peuvent s’éliminer facilement, alors que les microkystes enfouis à l’intérieur du follicule stagnent, empêchent l’écoulement du sébum créant ainsi des conditions idéales au développement des lésions inflammatoires : papules, pustules et nodules, ces fameux boutons rouges plus ou moins gros, plus ou moins douloureux, parfois surmontés d’une tête blanche que les adolescents ne peuvent s’empêcher « d’éclater » !

Comment se forment les boutons rouges ? Le sébum qui ne peut s’écouler normalement, s’accumule en créant un milieu sans oxygène propice au développement et à la prolifération d’une bactérie saprophyte (gentille avec laquelle on cohabite en bonne intelligence) qui s’appelle le « Propioni bactérium acnes ».

Ces bactéries vont sécréter des enzymes qui scindent les graisses du sébum en acides gras libres irritants, responsables de la réaction inflammatoire et de la formation des boutons rouges.

Et c’est parce que ces bactéries sont saprophytes que l’acné n’est pas une maladie infectieuse au sens « contagieux » du terme !

Séborrhée, comédons et lésions inflammatoires sont souvent associés mais selon la prédominance des uns ou des autres, on parlera d’acné rétentionnelle (comme rétention de sébum, c’est souvent le cas chez le jeune adolescent) ou d’acné inflammatoire (plus fréquent chez l’ado plus mûr ou le jeune adulte).

Dans certains cas relativement rares, l’inflammation peut être très importante à l’origine de séquelles cicatricielles invalidantes (acné nodulaire) et au maximum elle peut être associée à des signes généraux tels que fièvre, douleurs musculaires et articulaires, grande fatigue (acné fulminans).

Quelles sont les zones atteintes par l’acné ?

Toutes celles où se trouvent ces follicules pilo-sébacés anormaux à savoir essentiellement le visage, le cou, le dos, le décolleté, les épaules…

Il est des cas rares où ces lésions peuvent siéger sur les bras, l’abdomen, les cuisses, les fesses et même le cuir chevelu. Les acnés graves -nodulaires ou fulminans- sont les plus étendues.

 

Comment peut-on traiter l’acné ?

Il est des règles de base commandées par le bon sens comme l’utilisation de produits cosmétiques « non comédogènes » adaptés aux peaux acnéiques. Tout laboratoire dermatologique digne de ce nom a une gamme de produits de ce type.

Il faut lutter contre les comédons et donc ne pas favoriser leur formation par l’utilisation de produits inadaptés.

Il en est de même pour le maquillage qui est autorisé à condition d’être spécifique

Il coule aussi de source qu’il faut absolument retirer les microkystes, points de départ des lésions inflammatoires.

Cela doit être fait par un dermatologue ou une assistante-dermatologue et non par une esthéticienne et toute la difficulté est là.
Cet acte est d’autant plus important qu’il va contribuer grandement au succès des autres thérapeutiques utilisées par voie buccale.

Ces « nettoyages de peau dermatologiques » seront précédés et suivis par l’utilisation de traitements exfoliants (acide de vitamine A, rétinaldéhyde, acide glycolique, adapalène…) prescrits au long cours par le dermatologue : précédés pour faciliter l’ablation des lésions, et suivis pour éviter leur récidive.

Pour lutter contre l’inflammation, il est possible d’utiliser : 

D’une façon générale il faut éviter l’utilisation concomitante des antibiotiques locaux et par voie buccale (épargner l’écosystème et ne pas sélectionner de germes résistants).

Les filles devront éviter les pilules « androgéniques » (qui sont malheureusement toutes celles qui sont remboursées) et pourront bénéficier d’un traitement hormonal contenant un anti-androgène.
Ce traitement fait parfois merveille chez les adolescentes ayant une acné très séborrhéique, très profuse, très rétentionnelle… étendue au visage et au tronc.

Ce traitement ne peut être envisagé chez les garçons en raison de l’apparition inéluctable de signes de féminisation.
 Il est indispensable de dépister chez les femmes des signes de virilisation :

– la pousse de poils,

– la chute chronique de cheveux,

– des règles irrégulières ou absentes

Un bilan hormonal de base pourra être prescrit afin de vérifier ou non la présence d’anomalie biologique.

Un traitement hormonal (anti-androgène) surtout après de multiples échecs des autres thérapeutiques pourra dans ces cas être prescrit.

Enfin pour les acnés graves ou celles qui persistent indéfiniment il existe un médicament que tous connaissent -médecins et patients- suscitant engouement pour la plupart et méfiance pour d’autres : l’Isotrétinoïne  ( Curacné ® ,Contracné ® , Procuta ® ) .
C’est un médicament qui est tératogène : qui peut provoquer des malformations lors de la grossesse sur l’œuf constitué (embryon) mais non sur les gamètes (spermatozoide et ovule).
Sa durée d’élimination est de moins d’un mois et il impose de suivre une contraception pour les femmes durant le traitement et le mois qui suit l’arrêt, et non pendant des années après l’arrêt.
Il n’entraine pas de risque de stérilité ultérieure.
C’est un médicament qui est soumis à des règles de prescription très strictes chez la femme en âge de procréer (contraception fiable obligatoire, test sanguin de grossesse et visite chez le spécialiste tous les mois….) imposées par les « hautes autorités de santé ». Des précautions d’emploi, une documentation et un carnet de suivi pour les femmes vous seront fournies par votre dermatologue (lire les recommandations sur le site de l’ANSM).


Il est indispensable d’associer à la mise en route de ce traitement « les nettoyages de peau » qui permettront d’éviter les poussées habituelles en début de traitement, qui peuvent être parfois gravissimes et laissent de vilaines cicatrices.

Ce traitement ne peut être initié que par un dermatologue. 

Enfin, il existe deux facteurs aggravants de l’acné qui sont : le soleil et le tabac.


Le soleil est un faux ami qui semble faire du bien lors de l’exposition mais qui aggrave en sous-terrain tous les facteurs qui déclenchent l’acné (séborrhée réactionnelle et formation des comédons+++).
Les poussées sont d’autant plus à craindre dans les mois qui suivent l’exposition que celle-ci a été intense et prolongée. Il faut savoir que les acnéiques gardent cette sensibilité au soleil toute leur vie et qu’il n’est pas rare de voir des patients guéris depuis de nombreuses années qui vont faire une rechute après une exposition solaire intense.

Quant au tabac sa responsabilité est prouvée dans les acnés très séborrhéiques, rétentionnelles et particulièrement kystiques. Une raison supplémentaire d’arrêter de fumer !!!

 

Voir aussi

Le dermatologue, isotrétinoïne et dépression

Poussées d’acné à la rentrée: les conseils du dermatologue 

 

 

Il existe deux grands types d’eczéma, la dermatite atopique et l’eczéma de contact.

La dermatite atopique ou eczéma constitutionnel

La dermatite atopique ou eczéma constitutionnel est une maladie inflammatoire chronique entraînant des démangeaisons.

Elle est fréquente chez l’enfant et l’adulte jeune, elle est due à des facteurs héréditaires mais aussi à des facteurs environnementaux encore mal compris.

L’atopie est une prédisposition génétique à sécréter des quantités élevées de substances immunitaires, les IgE, en réponse à des facteurs « allergisants » de l’environnement, les allergènes ou “atopènes“.

L’atopie peut s’exprimer par des manifestations :

Toutes les études épidémiologiques indiquent une augmentation rapide des maladies rattachées à l’atopie en Europe.

L’eczéma atopique touche 10 à 25 % des enfants dans les études récentes, alors que les enquêtes des années 1960 indiquaient des atteintes aux environs de 5 % des enfants.
Ces données reflèteraient l’influence de l’environnement, en particulier l’urbanisation des populations. L’augmentation de la dermatite atopique, comme celle des autres manifestations de l’atopie, pourrait être en relation avec des modifications du style de vie, plus ” hygiénique “, moins au contact de certains facteurs importants, notamment infectieux, pour le développement du système immunitaire.

La prise en charge des patients est bien déterminée et bénéficie de progrès récents dans la compréhension des mécanismes de cette maladie de la barrière cutanée.

L’eczéma atopique est considéré comme une hypersensibilité retardée aux allergènes de l’environnement (pollens, acariens, etc…). Elle se développe en 2 phases :

L’expérience montre que beaucoup de facteurs non immunitaires (psychologiques, physiques, chimiques) vont permettre ou non le développement des lésions d’eczéma chez un individu sensibilisé.

Le rôle des facteurs irritants associés sur une peau particulièrement sèche est également vraisemblable.

Le diagnostic est visuel pour le dermatologue, aucun examen complémentaire n’est nécessaire au diagnostic positif.

Quand est-ce que survient l’eczéma atopique ?

L’eczéma commence le plus souvent dans les premiers mois de la vie, généralement vers 3 mois, mais parfois dès le premier mois.

Il associe des démangeaisons (un prurit) responsables de troubles du sommeil dès les premiers mois.

Les démangeaisons sont importantes et elles entretiennent les lésions.

Le grattage manuel est souvent précédé de mouvements équivalents dès le 2ème mois (frottement des joues contre les draps, agitation et trémoussement des membres et du corps).

Les lésions peuvent prendre un aspect suintant voire croûteux

Dans les cas moins sévères, les lésions sont simplement responsables de rugosité cutanée.

La sécheresse de la peau, ou xérose cutanée, est toujours présente, elle s’améliore en été.

L’atteinte varie selon l’âge évoluant vers une atteinte des plis chez l’enfant.

Elle est symétrique et concerne les convexités des membres et du visage, avec un respect assez net de la région médiofaciale, en particulier la pointe du nez.

L’atteinte des plis (fissure sous auriculaire, coudes, genoux, poignets, chevilles) et de certaines zones comme les mains, le mamelon s’observe chez l’enfant plus grand.

Des poussées saisonnières sont notées le plus souvent en automne et en hiver. Au visage, mais aussi parfois de façon plus diffuse, des “dartres”, zones dépigmentées, donnent un aspect inesthétique.

Un aspect parfois fissuraire ou de cloques des mains et des pieds peut parfois être la seule manifestation de l’atopie.

Elle peut aussi toucher l’adolescent et l’adulte, s’accentuant souvent à l’occasion de conflits psychoaffectifs ou de stress.

La période du nourrisson est celle qui comporte le plus de formes étendues mais l’évolution est spontanément bonne, avec une disparition complète dans la majorité des cas.

Les formes persistant dans l’enfance sont plus localisées. La résurgence à l’adolescence ou chez l’adulte jeune est possible, fréquemment dans un contexte de stress.

D’authentiques formes sévères existent et nécessitent une prise en charge spécialisée, ainsi que le recours à des traitements innovants.

La survenue d’autres manifestations atopiques est habituelle et se présente sous forme de manifestations respiratoires (asthme vers 2 à 3 ans, puis rhinite), d’autant plus fréquente qu’il y a des antécédents familiaux atopiques au premier degré.

Les épisodes cutanés peuvent coexister avec l’atteinte respiratoire ou alterner.

L’asthme, ou les équivalents asthmatiques, sous forme de toux sèche nocturne, gêne respiratoire avec sifflement expiratoire (au froid, à l’effort, au rire ou lors d’épisodes infectieux ORL ou respiratoires) devient souvent plus gênant pour l’enfant que l’eczéma.
Une allergie alimentaire, responsable de manifestations d’hypersensibilité immédiate (urticaire, œdème de Quincke voire choc anaphylactique) peut co-exister. Il est en revanche rare que l’allergie alimentaire s’exprime par des lésions isolées d’eczéma.

L’eczéma peut se compliquer 

Des complications comme des infections cutanées bactériennes ou virales surviennent parfois dans les phases de poussées de la maladie.

Un retard de croissance peut être observé dans les cas graves et se corrige souvent de façon spectaculaire quand l’eczéma est traité efficacement.
Les complications ophtalmologiques (kératoconjonctivite, cataracte) sont exceptionnelles.

Enfin, la multiplicité des soins locaux réalisés chez ces enfants expose à un risque accru de sensibilisation de contact au long cours ; il convient d’éviter les substances à risque (conservateurs, parfums, nickel des bijoux fantaisie…) et de réaliser une enquête par des tests épicutanés en cas de suspicion d’eczéma de contact surajouté.

Comment traite-t-on ? Les conseils du dermatologue 

La dermatite atopique est une affection chronique. Son traitement doit l’être également et donc adapté à cette réalité, la guérison n’étant pas l’objectif proche.

Le contrôle des facteurs d’aggravation et l’hygiène de vie sont essentiels :

L’application quotidienne de crème hydratante (émollients), en dehors des zones inflammatoires.

La toilette doit être effectuée avec un produit sans savon ou syndet.
Les dermocorticoïdes sont appliqués de façon intermittente sur les zones inflammatoires (1 à 3 fois par semaine). Des quantités de l’ordre de 15 à 30 grammes de dermocorticoïdes peuvent être utilisées sur une base mensuelle sans effet néfaste pour un enfant de moins de 2 ans.

Le recours à d’autres traitements reste exceptionnel : photothérapie combinée UVA-UVB, cyclosporine.

Quelles sont les autres formes d’eczéma ?

L’eczéma de contact rejoint par certains côtés l’eczéma atopique puisqu’il peut survenir sur ce terrain.

C’est la sensibilisation à une substance, l’allergène, donnant au départ une plaque d’eczéma localisé mais qui peut secondairement se généraliser au fur et à mesure des contact répétés qui aggravent la réaction. 

Les principaux allergènes sont présents dans les produits cosmétiques et les bijoux fantaisies au bouton de jean (Nickel).

Des tests allergologiques standard et spécifiques permettront de mettre en évidence votre allergie.

Conseils du dermatologue 

Il faut éviter dans le futur tout contact avec de produits pouvant contenir les substances allergisantes. On vous remettra lors des tests une liste des produits courants contenant l’allergène.

Il vous appartiendra lors d’allergie à des cosmétiques de bien vérifier lors de l’achat qu’ils ne contiennent pas dans leur composition le produit incriminé.

Le traitement de l’allergie de contact consiste en l’application d’un corticoïde local et surtout la suppression de la substance allergisante. 

 

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